Attribuer automatiquement un numéro SIRET à chaque jeune français pour son 16ème anniversaire

Un mineur peut bénéficier d’une certaine autonomie à partir de 16 ans. Il lui est ainsi possible d’effectuer son recensement citoyen, de se voir attribuer un numéro de sécurité sociale ou de participer à la création d’une association. Il peut également, avec l‘autorisation de ses parents, ouvrir un compte bancaire ou accomplir seul les actes d’administration nécessaires à la création et à la gestion d’une entreprise individuelle à responsabilité limitée ou d’une société unipersonnelle. Cette autorisation doit être donnée soit par un acte sous seing privé, soit par un acte notarié, qui détaille les actes d’administration autorisés au mineur. En revanche, les actes de disposition (achat, vente, don, etc.) ne peuvent être accomplis que par les parents du mineur, ou par son administrateur légal (notamment le tuteur, le conseil de famille).

S’il est donc légalement possible pour un mineur de créer son entreprise, dans les faits, le lancement de son activité et l’émission de sa 1ère facture sont un peu plus compliqués à mettre en œuvre.

Dans un souci de simplification mais aussi afin de soutenir l’envie d’entreprendre des plus jeunes, il est proposé de rendre automatique l’attribution d’un numéro SIRET à tout jeune français le jour de ses 16 ans.

La procédure d’attribution du numéro SIRET est simplifiée. Le centre de formalité des entreprises (CFE) reçoit de l’Insee les informations établies sur la base du recensement citoyen. Il envoie un courrier au mineur puis procède à son inscription.

L’activation de ce numéro se fait sur la base du volontariat. Elle a lieu en suite d’une réunion d’information au CFE.

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Simplifier la cession et reprise d’entreprise

La loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire a créé, pour les entreprises de moins de 50 salariés, un délai d’information préalable des salariés avant toute cession d’un fonds de commerce. Ce délai est fixé à 2 mois à partir de la notification par le propriétaire de son intention de vendre, afin de permettre à un ou plusieurs salariés de l’entreprise de présenter une offre pour l’acquisition du fonds.

Cette nouvelle procédure contraignante paralyse depuis son entrée en vigueur en novembre 2014 de nombreuses cessions d’entreprises, du fait des risques qui pèsent sur la confidentialité indispensable à leur réussite. Elle fait aussi planer une incertitude juridique majeure sur toutes les opérations de transmission de PME du fait des sanctions prévues (nullité facultative).

Le délai incompressible de 2 mois prévu par ce dispositif n’est ni réaliste, ni praticable. Lorsqu’un mandat de cession est signé, personne ne peut connaître sa date de réalisation. L’annoncer à l’avance pourrait donc signifier qu’en pratique, une divulgation soit prise 6 mois, voire 1 an avant la cession effective.

Un tel dispositif risque de paralyser la cession pendant le délai d’information alors que les salariés ne sont pas nécessairement intéressés ou ne disposent pas du financement nécessaire.

Loin de rassurer, l’information préalable peut contribuer à générer l’effet inverse en créant un climat anxiogène à l’intérieur de l’entreprise comme à l’extérieur. Une information mal maîtrisée peut très rapidement provoquer un risque de déstabilisation de l’entreprise car elle fragilise l’entreprise dans ses relations avec ses partenaires, commerciaux et financiers, et ses concurrents.

L’entreprise ainsi exposée devra faire face aux inquiétudes de ses clients, qui peuvent décider de ne plus passer commande, de ses fournisseurs, qui peuvent limiter leur crédit ou leurs efforts, de ses salariés qui peuvent décider de chercher du travail ailleurs.

C’est pourquoi, il convient de supprimer ce dispositif contreproductif, en décalage complet avec la réalité de l’entreprise en général et des TPE en particulier.

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